Accueil du site de l'Institut Supérieur des Métiers

Avec le soutien de :

MEIEDGCIS
Retour a l’Accueil > Actualités > Premières Rencontres du Développement Économique au Sénat

Actualités

Premières Rencontres du Développement Économique au Sénat



29 mars 2005

Les premières Rencontres du Développement Économique organisées par l'Institut Supérieur des Métiers au Palais du Luxembourg le 29 mars 2005, et inaugurées par M. Christian JACOB, ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, des services, des professions libérales et de la consommation, ont permis de débattre des enjeux de la coopération inter-entreprises, des modalités de l'action publique dans ce domaine, et des conditions de mobilisation des petites entreprises dans ce type de projets.


L'observatoire des aides aux PME et du Développement Économique a réalisé une typologie des principales interventions économiques publiques programmées en faveur des dynamiques collectives de petites entreprises. A l'heure où l'Etat relançait son soutien aux coopérations industrielles sur les territoires à travers la mise en place de pôles de compétitivité, l'objectif était de mettre en perspective les conditions de l'efficacité de l'action publique et les bonnes pratiques pour ce qui concerne spécifiquement le développement des petites entreprises.


Thème 1 : Les dynamiques collectives, instruments des politiques de développement économique

Les enjeux

  • Si les petites entreprises présentent de nombreux avantages concurrentiels par rapport aux grandes entreprises (flexibilité, réactivité, proximité avec le client), elles sont handicapées par leur taille. Il est donc essentiel pour le maintien de leur compétitivité de contrer les grands groupes sur ce terrain en développant des dynamiques de réseaux (le succès du commerce associé témoigne des résultats de ces démarches).
  • L'aptitude à coopérer n'est pourtant pas naturelle chez les entreprises indépendantes. Il appartient donc aux pouvoirs publics de favoriser ces démarches, en développant les mécanismes de coordination sur les territoires et en favorisant les rapprochements d'entreprises.


Voir à ce sujet : "Le retour de la petite entreprise : nouvelle donne pour les territoires ?", intervention de M. Philippe MOATI, professeur de sciences économiques à l'université Paris 7 et directeur de recherche au CREDOC.


L'action de l'État et des Collectivités Territoriales

  • L'État a fortement incité le développement de telles initiatives depuis les années 80 (création des actions collectives gérées par les DRIRE des 1983, création du FISAC et lancement des opérations collectives rurales et urbaines de redynamisation du commerce et de l'artisanat en 1989 ; soutien aux systèmes productifs locaux en 1998 et 1999), relayé et abondé par les fonds structurels communautaires.
  • Par le jeu des co-financements, les Collectivités Territoriales ont également inclus ces instruments dans leur politique de développement, à des degrés divers toutefois : certaines ont une action volontariste dans ce domaine (les Régions Franche-Comté et Rhône-Alpes, le Département de l'Hérault par exemple) ; la plupart privilégient néanmoins une approche ascendante des projets.
  • Globalement, on distingue 4 grandes familles d'interventions économiques : les actions collectives ; les démarches filières ; les opérations de revitalisation du commerce et de l'artisanat ; les aides aux groupements d'entreprises.


Voir à ce sujet : "Typologie des aides en faveur des dynamiques collectives d'entreprises", intervention de Mme Catherine ELIE, chef de projet à l'Institut Supérieur des Métiers.


Table ronde

Différents témoignages ont permis d’échanger sur les options stratégiques des pouvoirs publics, et sur les conditions d’efficacité de ces aides collectives à l’accompagnement des entreprises :

  • Pourquoi favoriser les dynamiques collectives interentreprises sur les territoires ?
  • Quelle est la valeur ajoutée de ce type d’intervention économique dans les politiques publiques ?
  • Quels sont les moyens nécessaires à la bonne gestion de ce type de projets ?


Télécharger le diaporama de la première table-ronde "Les dynamiques collectives, instruments des politiques de développement économique".


Avec la participation de :

  • M. Gérard CORNU, Sénateur d’Eure et Loir ;
  • M. Christian CRINDAL, Directeur de l’action économique, du commerce et du tourisme de Lille ;
  • M. André REICHARDT, Vice-Président du Conseil Régional d’Alsace,
  • M. Marc BESSIERE, Directeur de l’Emploi et du Développement Economique, Conseil Général de l’Hérault ;
  • M. Christian DONADIEU, DRIRE Bourgogne ;
  • M. Frédéric DUMALIN, Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail ;
  • M. Christophe GARNIER, Délégué à l’Economie et Développement des compétences, Conseil Régional de Franche-Comté.



Thème 2 : Promouvoir une coopération durable entre les très petites entreprises : mythes, réalités et bonnes pratiques

Les conditions de mobilisation des petites entreprises dans ce type de projet

  • Peu disponibles, les petites entreprises n'intègrent les démarches de réseaux que si certaines conditions sont réunies :
    • une stratégie (une volonté du dirigeant), une situation (une opportunité ou une obligation du donneur d'ordre par exemple)
    • un enjeu identifié,
    • la difficulté ou l'impossibilité d'agir tout seul,
    • d'autres entreprises volontaires ou dans la même situation.
  • La constitution d'un réseau ou d'une alliance ne sont jamais des projets en soi mais des projets qui nourrissent et accompagnent l'entreprise dans son développement.
  • La taille des entreprises n'a pas d'impact dans la décision ou la réalisation des réseaux, mais elle intervient dans des problèmes de disponibilité du dirigeant et du personnel.
  • La création d'"opportunités" (dispositifs locaux de mobilisation d'entreprises, réalisation de rapprochements) est un levier déterminant de l'émergence de réseaux d'entreprises.
  • Les organismes consulaires peuvent jouer un rôle prédominant dans cette fonction de mobilisation et d'accompagnement des petites entreprises et de l'artisanat.


Voir à ce sujet :


Table-ronde

Si l’impératif de coopération reste difficile à concrétiser dans le monde des très petites entreprises, le champ et la forme des projets recensés prennent des formes de plus en plus diversifiées (partage d’information, de personnel, gestion commune des achats, développement des marchés et recherche de notoriété), que ce soit à travers des clubs informels, des associations, ou la création de sociétés communes.

  • Quelles sont les bonnes pratiques observées dans ce domaine ?
  • L’action publique est-elle justifiée pour ce type de projets ?


Télécharger le diaporama de la seconde table-ronde "Promouvoir une coopération durable entre les très petites entreprises : mythes, réalités et bonnes pratiques".


Avec la participation de :

  • Mme Dominique ANDREANI, Chef de projet des pépinières d’entreprises à l’international, CCI de l’Hérault ;
  • M. Didier LELONG, Gérant du groupe DKER ;
  • M. Alain DUCROCQ, Directeur du PLIE de Boulogne ;
  • M. Jean-Pierre JOB, CRMA Nord Pas de Calais ;
  • M. Michel LANDREAU, Président de l’ORCAB, Directeur de la coopérative Vendée Sani-Therm ;
  • M. Robert LECOU, Député-Maire de Lodève.


Exemples d'actions exemplaires présentés lors des deux tables rondes de la journée


"Inauguration des Rencontres du Développement économique par M. Christian JACOB, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions Libérales et de la Consommation"
Inauguration des Rencontres du Développement économique par M. Christian JACOB, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions Libérales et de la Consommation
Inauguration des Rencontres du Développement économique par M. Christian JACOB, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions Libérales et de la Consommation Ouverture des travaux par M. Gérard CORNU, Sénateur, représentant M. le Président du Sénat Introduction par Alexis GOVCIYAN, Directeur de l’Institut Supérieur des Métiers Les participants de la première Table-ronde "Les dynamiques collectives, instruments des politiques de développement économique" Christian Jacob, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, des Professions Libérales et de la Consommation et Alexis Govciyan, Directeur de l’Institut Supérieur des Métiers Participants de la seconde table-ronde "Promouvoir une coopération durable entre les très petites entreprises : mythes, réalités et bonnes pratiques" Alexis GOVCIYAN, Directeur de l’Institut Supérieur des Métiers, Anne de BLIGNIERES-LEGERAUD, Présidente de l’Institut Supérieur des Métiers et Gérard CORNU, Sénateur