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CERFAV - Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers

PÔLE D’INNOVATION MÉTIERS DU VERRE

Année de labellisation : 2017

Présentation

Le Cerfav, Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers, association 1901 est créé en 1991 à Vannes-le-Châtel (54). Devenu depuis la référence en matière de formation (continue ou par apprentissage) et de développement des arts et techniques du verre, le Cerfav s’est également doté de moyens en matière de recherche, de transfert de technologies et d’innovation, d’un FABLAB dédié au verre, d’un centre de ressources qui en font une structure essentielle pour la filière verre. Depuis 1993, le Cerfav est Pôle d'Innovation pour l'Artisanat des métiers du verre. Il est un appui reconnu pour les entreprises du secteur verrier et assure en permanence l'interface entre professionnels du verre et laboratoires, à l'échelon européen. Il s'adresse à toutes les entreprises du verre, tous secteurs d'activité confondus, qui ont besoin d'un appui, d'informations, de conseils, de formation technologique, susceptibles de favoriser leur activité. A noter que le Cerfav est un pôle de compétences également reconnu et soutenu par la région Grand Est ainsi que Centre de Ressources Technologiques labellisé par le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.

Domaine d’activité et enjeux

La filière verre est peu structurée et représente un secteur d’activité très spécifique et particulier constitué d’une activité autour du verre très disparate, dispersée sur le territoire national. Les enjeux de développement et d’innovation dans le secteur du verre plat concernent essentiellement les transformateurs de verre pour le bâtiment mais aussi l’automobile qui travaillent dans une grande instabilité et une faible visibilité. Ils ont besoin de renforcer les spécialisations en délaissant des activités non rentables. Dans le secteur du verre creux (verre d’emballage) une chute en 2009 partiellement restaurée les années suivantes a accentué les mouvements de délocalisation mais aussi les partenariats entre verriers et clients ou encore les choix de spécialisation et de segmentation des activités. Concernant les manufactures du luxe dont la nature de la production et les moyens de productions s’apparentent jusqu’alors aux TPE, nous observons des changements technologiques avec une mécanisation croissante et bien que positionnées dans des segments hauts de gamme et adossant leur stratégie commerciale sur la renommée de leur marque, elles ne souffrent pas moins de la concurrence internationale.


Les choix commerciaux conditionnent la force de production qui doit se montrer agile, réactive à la demande diversifiée qui apparaît dans des domaines aussi différents que le luminaire, le bijou, l’art de la table, l’édition d’art et de luxe, le flaconnage etc. Les comportements de consommation et les habitudes d’achat se transformant, une diversification voire une personnalisation des productions est nécessaire. L’E-Commerce et les problématiques de marketing liées à la notoriété, aux territoires, à la créativité, à l’image de marque deviennent des questions importantes pour ces acteurs. Volumes mis à part, ce constat peut valablement s’appliquer aux TPE, de l’artisan souffleur de verre au maître verrier chargé de restaurer les vitraux des cathédrales Consommateur d’énergie et producteur de leur propre matière d’œuvre, les verreries sont concernées par l’impact environnemental de leur activité (émissions de CO2, réduction des émissions atmosphériques (NOx, SO2, poussières, métaux lourds etc), par la gestion de la consommation énergétique et bien sûr par la gestion des matières premières utilisées et la gestion optimisée du recyclage y compris par la revalorisation par d’autres filières. Les contraintes de maîtrise du matériau et des produits sur les aspects sanitaires (normes et règlements internationaux) exigent aussi de nouvelles connaissances et l’apport de garanties nouvelles risquant, le cas échéant de bloquer toute production. REACH par exemple a constitué une menace importante pour la filière verre. A présent, le verre est devenu une substance mais un certain nombre de ses composants risque à terme d’être d’emploi impossible. Des recherches de substitution sont toujours à réaliser mais aussi des recherches destinées à garantir la stabilité et l’inaltérabilité des verres fabriqués. Ce dernier enjeu est lié aux normes et règlements relatifs à l’alimentarité qui se sont durcis et qui constituent une nouvelle contrainte sur les verriers et la vente de leur production. La stabilité du matériau doit être démontrée, ce à quoi s’emploie le Cerfav avec le laboratoire LOVV (Laboratoire Original Verrier de Vannes Le Châtel – Cerfav. LABCOM agréé par l’Agence Nationale de la Recherche) qu’il a créé.


Par ailleurs, indépendamment du matériau, le verre est un support et sa surface peut être décorée ou fonctionnalisée ou abrasée. Là encore, les questions relatives à l’alimentarité sont posées. Le besoin de maitrise des procédés et de fonctionnalités de la surface du verre progresse ainsi que la prospective permettant d’estimer de nouvelles applications. La révolution numérique impacte aussi le secteur d’activité verrier à de multiples niveaux, depuis les premières phases de conception et de modélisation jusqu’à la mise en œuvre puis le contrôle après fabrication et à terme les stratégies de commercialisation. Ces enjeux rejoignent les thématiques actuelles autour du concept de « L’industrie du futur ». Au-delà des procédés (incluant les matériaux et nouvelles contraintes et possibilités de moulages) les perspectives d’applications et fonctionnalité du matériau verre et de ses surfaces sont revues, les esthétiques évoluent fortement tout autant que les relations avec les cibles commerciales dans le contexte de mondialisation. Les savoir-faire doivent à présent être raisonnés pour être connectés. .

Axes stratégiques

Si certaines entreprises s’engagent dans la voie de l’Usine du Futur par l’organisation interne (Lean Management) et l’automatisation de certains procédés (Baccarat par exemple), cela concerne les industriels. Les plus petites entreprises questionnent davantage l’intégration des outils numériques dans leur production, non seulement pour optimiser leur production mais pour développer une plus-value par la production désormais rendue possible et associant le fabriquant dans le contexte de matériaux durables et respectueux de l’environnement, la production selon des cycles courts permettant le lien direct entre le client et le fabriquant. Le numérique est ainsi une innovation de rupture dont les répercussions sont multiples sur :

  • les hommes,
  • les outils, les procédés, les matériaux
  • la nature et l’objet des productions
  • la création
  • la commercialisation

Les outils numériques deviennent un moyen qui relance des procédés qui étaient peu rentables, en particulier par la conception et la réalisation de moules à faible coûts, aisément évolutifs.
Enfin l’axe stratégique réside dans de nouvelles manières de mettre en œuvre le verre exigeant la mise au point de nouveaux mélanges vitrifiables associés (voire la mise au point de poudres), nouvelles compositions, recherches de nouvelles applications et de nouvelles matières premières exotiques.

Priorités en matière d’innovation

Priorité 1 : les procédés

Le PIA a pour préoccupation l’intégration des savoir-faire artisanaux à la filière numérique. Il agira donc sur ces 2 éléments d’un même ensemble pour conduire la profession à :
- Raisonner ces innovations sans les subir ou dévoyer les métiers d’art et les mobiliser avec une rigueur déontologique


axe stratégique 1
: information, formation, valorisation, animation des réseaux professionnels, ressourcement du PIA
- Anticiper et adapter les moyens de production (concernant les ressources technologiques et humaines)

axe stratégique 2
: nouveaux moyens d’échanges collaboratifs, création d’activité et entrepreneuriat
- Faire évoluer les produits, offrir de nouvelles applications et leur distribution

axe stratégique 3
: nouveaux produits, nouvelles applications, nouveaux publics cibles,


Priorité 2
: le matériau

Le PIA développe les connaissances sur le matériau et l’expertise sur le verre, les mélanges vitrifiables associés aux procédés : Garantir le matériau, les objets fabriqués

axe stratégique 4
: connaissances accrues sur le matériau selon les procédés de mise en œuvre, les applications et usages et les contraintes réglementaires.




Rue de la Liberté – 54112 Vannes-le-Châtel
T : 03 83 25 49 90


Directeur

M. Denis Gracia - Cerfav
T : 03 83 25 49 90
denis.garcia@cerfav.fr


Directrice recherche et innovation

Marie-Alice Skaper
T : 03 83 25 49 95
marie-alice.skaper@cerfav.fr


www.cerfav.fr


Le Cerfav en images


Crédits photos : Elodie Ponsaud, Philippe Garenc