L’Institut Supérieur a lancé fin juin 2009 une enquête auprès de l’ensemble des Entreprises du Patrimoine Vivant afin de mieux connaître leurs besoins et leurs projets et d‘évaluer les retombées du dispositif. L’enquête a également pour objectif de préciser les pays cibles du programme « exportation » en cours de négociation auprès d’Ubifrance.
276 entreprises ont répondu à cette enquête, soit un échantillon significatif et représentatif de 43 %. Les principaux résultats de cette enquête sont les suivants :
- La situation économique des EPV est contrastée : 36 % souffrent de la crise économique et connaissent une baisse d’activité depuis le début de l’année ; 7 % ont leur survie menacée.
- En conséquence, une même proportion d’entreprises (42 %) connaissent des problèmes de trésorerie. Le second besoin de financement porte sur le développement commercial.
- La présence des entreprises sur les marchés internationaux est forte mais doit être confortée : seules un quart des EPV sont absentes de ces marchés ; 30 % ont une présence occasionnelle et non structurée ; 45 % sont des exportateurs réguliers et matures.
- Les EPV exportatrices gèrent directement leurs ventes à l’étranger, mais leurs outils commerciaux peuvent être améliorés : une entreprise sur deux ne dispose pas de documentation commerciale adaptée. Le commerce en ligne semble une voie de développement intéressante (1/3 des EPV propose cette solution technique).
- Les principaux marchés étrangers des EPV sont les Etats-Unis et l’Union Européenne. Les trois zones de développement les plus citées sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine.
- Comme en 2007, les entreprises confirment solliciter et utiliser le label comme un outil de valorisation externe et interne (90 % des EPV ont communiqué sur ce dispositif). Un tiers des EPV ont également fait valoir l’un ou l’autre des crédits d’impôts ouverts par le label.
- En matière d’accompagnement enfin, la moitié des EPV sont favorables à des dynamiques collectives. Les besoins d’appui-conseils sont divers mais convergent prioritairement sur la stratégie commerciale, puis la création-design et les problèmes de propriété industrielle. Pour ce qui concerne le développement international, les priorités varient selon les secteurs d’activités et se portent, soit sur des actions collectives et en premier lieu des invitations d’acheteurs et la présence à des salons, soit sur de l’accompagnement individuel (secteurs « culture et loisirs » et « équipements professionnels »).
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