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Dossier Euro
L’euro en action Allocution de M. Alexis Govciyan Directeur de l’Institut Supérieur des Métiers
Au nom de Mme Anne de Blignières, Présidente de l’Institut Supérieur des Métiers, je vous souhaite la bienvenue à ce premier séminaire national consacré à l’euro et les entreprises artisanales. En effet, tout au long de l’année 2001, la préparation des entreprises artisanales au passage à l’euro sera au coeur des préoccupations des Chambres de métiers et des organisations professionnelles et plus généralement de tous les organismes en charge de ce dossier, et par conséquent de l’ISM. Notre Institut travaille déjà depuis plusieurs années sur l’accompagnement des entreprises artisanales au passage à l’euro. Les séminaires de formation font partie de l’offre de l’ISM depuis 1998 et la question s’est posée d’une meilleure connaissance de ce qui se passait dans le milieu de l’artisanat au début de l’année 2000 c’est-à-dire l’année dernière. Les services de l’ISM ont mis en place un groupe d’experts faisant partie d’une douzaine de Chambres de Métiers et d’Organisations Professionnelles pour réfléchir sur cette question. Mobiliser et amener les entreprises artisanales à anticiper le passage à l’euro. Cette question, point de départ de l’enquête de ce groupe d’experts, part du constat désabusé des Chambres de métiers et des Organisations professionnelles. Rappelez-vous, en début d’année 2000, après un vague frémissement observé lors du lancement de la monnaie unique, l’Euro ne faisait plus recette. Différentes explications ont pu être avancées pour justifier ce désintérêt. La principale est que personne ou presque, dans l’environnement économique des entreprises artisanales, n’utilisait l’euro. Ensuite, de nombreux artisans, comme la grande majorité des chefs d’entreprises ont fait leur le message de la campagne d’information sur l’euro, réduisant le passage à la monnaie unique à une simple opération arithmétique. Dans d’autres cas, le passage à l’euro a été perçu de façon limitée et assimilé à l’opération de basculement comptable. Pour ces chefs d’entreprises, il était donc urgent d’attendre. L’objectif de l’enquête a été de confronter cette conviction largement partagée à la réalité, en prenant appui sur l’expérience et le parcours d’entreprises artisanales "pionnières" de l’euro, parce qu’il y en a. Dans la mesure où la plupart des travaux actuellement disponibles portaient sur une analyse "a priori" des difficultés et opportunités de la monnaie unique, ce travail a voulu donner un éclairage complémentaire, "a posteriori", de l’impact de l’euro, et cela à mi-parcours de la période transitoire.
L’enquête réalisée auprès des entreprises artisanales d’ores et déjà engagées dans le passage à la monnaie unique s’attache ainsi à mesurer "a posteriori" un certain nombre d’indicateurs qualitatifs : Les principaux résultats sont présentés dans le document qui vous a été distribué dans la mallette du participant. Nous en parlerons tout au long de la journée. Comme vous le constaterez à sa lecture, l’intérêt essentiel du travail conduit est de livrer différents "modes d’emploi" face à l’euro, en fonction des secteurs d’activités, des caractéristiques d’entreprises et à les engager plus avant dans le processus d’adaptation à l’euro, processus qui devra d’ailleurs être poursuivi, au-delà du 1er janvier 2002, durant le premier semestre 2002. C’est à cette condition que la transition se fera sans problème pour les entreprises. Pour participer à la mobilisation des entreprises, une brochure d’une quarantaine de pages intitulée "L’euro en action : des artisans pionniers de l’euro témoignent..." a été éditée en 10 000 exemplaires. Quatorze entreprises artisanales, du bâtiment, de l’alimentation de proximité, de la production et des services, répondent aux questions posées et livrent leurs sentiments et positions à mi-parcours. Dans ce document, en fait, les artisans parlent aux artisans et c’est ce que nous avons souhaité réaliser, en liaison étroite avec la Direction des Entreprises Commerciales, Artisanales et de Services et notamment MM. Tuloup et Fezard, que je remercie ici publiquement. L’enquête, la brochure, et le séminaire national n’auraient pas vu le jour sans l’implication réelle des agents de développement économiques et de leur hiérarchie. Il s’agit de la CAPEB, de la CFBCT, du CNPA et des Chambres de métiers : la Charente-Maritime, le Doubs, le Gard, la Haute-Garonne, l’Indre et Loire, la Moselle, le Pas de Calais, le Val d’Oise et l’Yonne.
Qu’ils soient tous très sincérement remerciés ! Leur travail tout au long de l’année 2000 a été d’une grande richesse. Tout le monde s’y est mis car il s’agit d’un rendez-vous qu’il ne faudra manquer à aucun prix. C’est donc tous ensemble, administrations, chambres de métiers, organisations professionnelles et in fine entreprises artisanales, qu’il faudra réussir, car il y va de l’intérêt de tous. Enfin, avant de passer la parole à M. Alain Tuloup qui introduira les débats au nom de Patrice Vermeulen, Directeur des Entreprises Commerciales, Artisanales et de Services, je tiens à remercier tout particulièrement le Groupe des Banques Populaires pour l’excellent accueil qu’il nous a réservé.
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