Les propositions de l'Association des Régions de France
Selon l'ARF, la nouvelle étape de la décentralisation
doit renforcer les compétences des régions en matière de
développement économique et leur permettre d'être les véritables
stratèges du développement économique régional.
L'objectif doit être également de renforcer l'efficacité
des politiques publiques en faveur du développement économique
: la gestion des crédits européens et tous les dispositifs d'aides
directes à destination des entreprises et du tourisme, actuellement gérés
par les services déconcentrés de l'Etat, devraient ainsi être
transférés à la région.
L'ARF demande par ailleurs un droit à l'expérimentation pour d'autres
aspects du développement économique comme par exemple la mise
en place par certaines régions d’Agences Régionales de l’Innovation
(co-pilotées avec l’ANVAR, de telles agences seraient responsables
de la gestion de toutes les aides à l’innovation).
Un développement économique dynamique repose enfin sur la capacité
des régions à conduire et à coordonner leurs actions avec
les autres collectivités locales et les acteurs du développement
économique local (organismes consulaires, organisations professionnelles,
agences de développement économique). La décentralisation
doit donc fournir un cadre réglementaire suffisamment souple qui permette
la mise en œuvre de ces partenariats.
L'Etat pourrait quant à lui conserver des prérogatives
pour les missions suivantes :
- l'action auprès des grands groupes industriels
- l'action en faveur des entreprises en difficulté
- l'expertise, l'évaluation et les travaux de prospective concernant
les politiques de développement économique
- le pilotage et le financement d'actions ponctuelles d'intérêt
national
- la garantie de l'équité et de la solidarité des territoires
(zonages des territoires fragiles en concertation avec les collectivités
régionales, dotations aux collectivités).
- la défense et la représentation des intérêts français
au niveau européen et international
Pour consulter les propositions
de l’ARF (source : "Régions Magazine", n°63,
1er trimestre 2003)
Les propositions de l'Assemblée des Départements de France
Selon les propositions de l’Assemblée des Départements de
France, la seconde étape de la décentralisation devrait permettre
de conduire le développement économique des territoires dans le
cadre d'une concertation entre les collectivités locales. Ainsi, la mise
en œuvre des politiques de développement économique devrait
se réaliser sous forme de contractualisation et de délégations
de compétences choisies entre les élus des différentes
collectivités locales.
Pour consulter les propositions
de l’Assemblée des Départements de France (source :
site de l'Assemblée des Départements de France).
Les propositions de l'Association des Maires des Grandes Villes de France
Lors de la Synthèse des Assises des Libertés Locales, le 28 février,
à Rouen, l’Association des Maires des Grandes Villes de France
a insisté sur le fait que la nouvelle étape de la décentralisation
ne devait pas oublier l’échelon structurant qu’est l’agglomération
pour le développement économique des territoires.
L’association a ainsi recommandé que les agglomérations
et leurs EPCI soient associés à la définition et à
la mise en œuvre des politiques de développement économique,
par le biais notamment de la contractualisation avec les collectivités
régionales et départementales.
La décentralisation doit se traduire par un transfert de compétences
des régions et des départements vers les agglomérations
et les villes pour répondre à l’objectif d’efficacité
des projets de développement économique.
A l’occasion de la 3ème Conférence des Villes « La
ville dans la décentralisation », le 21 mars 2003, Jean-Marie BOCKEL,
président de l’Association des Maires de Grandes Villes de France,
a présenté le « Manifeste
pour la Ville »(source: "Grande Ville Hebdo", N°518,
4 mars 2003), pour que la ville et l’agglomération jouent leur
rôle dans la seconde étape de la décentralisation.