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Centre de documentation de l'Artisanat

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LETTRE N° 1 [Octobre - 2009]

Éditorial

Alors que les acteurs de l'artisanat souhaitent avoir davantage recours aux ressources spécialisées pour alimenter leur travail et leur réflexion sur le développement de la petite entreprise, il faut reconnaître qu'il n'est pas toujours facile de savoir avec précision où en sont les dernières avancées de la recherche et des études appliquées à l'artisanat.
Pour pallier ce manque de visibilité, l'Institut Supérieur des Métiers lance une nouvelle lettre électronique, Etudes et Travaux sur l'Artisanat et la Petite entreprise (ET@PE), dont l'objectif sera de rendre compte tous les trois mois des travaux statistiques, des études ou des publications scientifiques récents réalisés sur le champ de l'artisanat et de la TPE.
Destinée aux acteurs du développement économique, aux élus politiques, aux responsables des organisations de l'artisanat et aux réseaux d'accompagnement des entreprises, cette lettre présentera sous forme synthétique une sélection d'enquêtes, études et publications scientifiques touchant à l'entreprise artisanale.
Les thèmes abordés seront ceux de l'entrepreneuriat, de l'emploi et de la formation, de l'innovation et de la compétitivité, du développement territorial et de l'économie de proximité, du management de l'entreprise ainsi que de la dynamique des réseaux.
Cette nouvelle lettre électronique s'inscrit tout naturellement dans le champ des missions qui ont été confiées à l'Institut Supérieur des Métiers, notamment la mise à disposition de ressources pertinentes sur le champ de l'artisanat et le développement et la valorisation des travaux menés par les membres du Réseau Artisanat-Université®.
Mes services et moi-même serons très attentifs à toutes vos remarques, suggestions et critiques, et ferons tout notre possible pour que cet outil soit désormais le vôtre.
Nous vous invitons également à nous envoyer les travaux d'études publiés par vos organisations et collectivités afin que nous les citions et mettions en valeur dans notre lettre.
Bonne lecture !

Alexis Govciyan
Directeur de l'ISM

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Evolution des profils de dirigeants : les nouveaux entrepreneurs de l’artisanat

L'ISM conduit, à la demande de ses partenaires, un programme d'études destiné à caractériser les jeunes entreprises artisanales. Syndicats professionnels et Chambres de métiers et de l'artisanat constatent en effet, sur le terrain, une évolution des profils de dirigeants avec l'arrivée de « nouveaux entrants », c'est-à-dire de porteurs de projets ayant acquis leurs compétences ou leur expérience professionnelle en dehors des circuits traditionnels de l'artisanat. Quatre secteurs ont été analysés : le BTP, les métiers de l'alimentaire de proximité, la coiffure et enfin les activités de production (étude actuellement en cours de finalisation). Ces études ont été réalisées auprès d'échantillons larges et représentatifs de jeunes entreprises installées depuis moins de trois ans, les objectifs étant également d'évaluer les difficultés rencontrées par les dirigeants durant cette phase de primo-développement. Le propos de l'étude est d'autant plus intéressant que plus de 90 000 entreprises sont créées désormais chaque année dans l'artisanat (soit trois entreprises sur dix).

Les enseignements sont nombreux. Tout d'abord et sans surprise, les profils et caractéristiques des jeunes entreprises diffèrent selon les activités. Chaque métier a sa propre culture et attire des types de personnalités bien distinctes. Dans le BTP, l'électricien affiche un parcours distinct du maçon ; le pâtissier-chocolatier a une sensibilité différente du boulanger. Au sein d'un même métier, on constate également des disparités : ainsi, dans la coiffure, le mode d'exercice du métier, à domicile, en salon indépendant ou en salon franchisé, attire des publics bien différents.

20 à 50 % des nouveaux entrepreneurs de l'artisanat proviennent d'un autre horizon professionnel.
De façon générale, on constate que la très grande majorité des personnes qui s'installent dans l'artisanat ont une expérience préalable dans leur activité (en moyenne de 10 ans au moins) et une formation technique. Pour la majorité d'entre eux, le niveau de diplôme le plus élevé reste le CAP/BEP.

Ce sont principalement des « créateurs d'opportunité », qui avaient un véritable projet d'installation : seul 1 dirigeant sur 10 déclare avoir créé une entreprise par

nécessité, pour générer son emploi.
Les moteurs qui président à la création ou à la reprise d'entreprise restent principalement le souhait d'indépendance, mais aussi la passion du métier. L' « argent » et le souhait de gagner mieux sa vie ne sont des motivations principales que pour 20% des jeunes dirigeants.

On constate la permanence de certaines caractéristiques traditionnelles de l'artisanat. Le parcours traditionnel d'ascension professionnelle interne à l'artisanat « apprentissage, salariat, installation à son compte » reste important : un tiers des jeunes dirigeants du BTP et de l'alimentaire, 75% des dirigeants de coiffure ont été formés par le biais de l'apprentissage ; la création et la reprise d'entreprises restent également un ascenseur social (76% des créateurs et 67% des repreneurs étaient auparavant ouvriers ou employés). Enfin, le conjoint reste impliqué dans les jeunes entreprises, notamment dans les secteurs du BTP et de l'alimentaire (40% des cas).

L'étude met également en relief des mutations importantes. Tout d'abord, le projet d'entreprise n'est pas toujours vécu comme un projet de vie : il peut s'inscrire comme une étape, avec par exemple un retour par la suite au salariat ou à un nouveau projet d'entreprise. En outre, une partie importante des dirigeants (les « nouveaux entrants » : 20 à 50% selon les secteurs) vient d'un autre horizon professionnel (installation de dirigeants de nationalité étrangère, expérience acquise dans l'industrie ou les grandes surfaces commerciales ; cas de reconversion professionnelle précédée d'une formation technique ou entrée directe dans une fonction de dirigeant manager). On constate également une élévation progressive du niveau de formation des dirigeants, 15% étant titulaires d'un diplôme d'enseignement supérieur. Enfin, de façon transversale, les études réalisées mettent en relief une évolution des valeurs dans les jeunes générations de dirigeants, avec notamment une importance croissante accordée à la conciliation des temps de vie professionnels et familiaux et un intérêt pour les problématiques environnementales.

En matière d'accompagnement, les nouveaux entrepreneurs se focalisent principalement sur les questions administratives, sociales et fiscales, et délèguent aux experts capables les volets comptable et financier. Au moment de leur installation, ils s'appuient très peu sur les réseaux d'accompagnement consulaires et professionnels, l'expert comptable étant le principal acteur mobilisé pour le montage des projets d'entreprises, y compris parfois sur les aspects techniques. Les problèmes qui surviennent sont souvent liés à une sous-capitalisation initiale des entreprises, à une sous-évaluation des charges et à une surestimation des recettes. Dans les activités commerciales où l'endettement des dirigeants est important (alimentaire, coiffure), cela conduit d'ailleurs à minimiser les possibilités de développement des entreprises sur les premières années. Les difficultés rencontrées après l'installation proviennent également d'un défaut d'implication pour les questions de commercialisation.

En conclusion il apparaît donc important de développer les compétences des dirigeants en gestion, cela dès la formation initiale : les indicateurs basiques comme le volume d'affaires ou de clientèle, le panier moyen, le coût de revient ne sont majoritairement pas connus ni suivis. Les compétences liées au développement commercial sont également à renforcer.

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Conjoncture

Enquête : l’artisanat face à la crise

Comment les très petites entreprises réagissent-elles face à la crise ? En subissent-elles toujours les conséquences ? Plusieurs enquêtes ont été réalisées d'avril à juillet 2009 pour évaluer l'impact de la crise sur les entreprises et le moral des artisans.

Une première enquête conduite en avril 2009 auprès de chefs d'entreprise de 1 à 500 salariés pour KPMG et la CGPME a révélé que les TPE connaissaient des situations contrastées. 56 % des TPE interrogées déclarent maintenir leur niveau d'activité, mais 14 % considèrent également que leur survie est menacée. Quelle que soit leur taille, les difficultés rencontrées par les entreprises sont très semblables et se caractérisent notamment par la baisse des commandes et la perte de clients. Les TPE font à la fois partie des entreprises qui résistent le mieux à la crise (saisie d'opportunités, développement de stratégies efficaces, flexibilité) et de celles qui rencontrent de réelles difficultés (perte de clients, difficultés pour financer leur activité quotidienne).

Une enquête UPA/I+C, un peu plus récente, permet, quant à elle, de faire le point sur la situation au deuxième trimestre 2009 et de confirmer la baisse d'activité dans l'artisanat (-2,5 % de juillet 2008 à juillet 2009). Le chiffre d'affaires global chute de 6 % par rapport au second trimestre 2008 (-11 % pour les artisans de fabrication, - 4 % pour le bâtiment, l'alimentation et les services). Pour la première fois depuis fin 2007, on constate qu'un plus grand nombre d'artisans se montrent optimistes et considèrent que la situation financière de leur entreprise s'est améliorée. Il serait cependant prématuré d'y voir le signe d'une sortie de crise pour l'artisanat, car cette proportion d'artisans optimistes reste faible (7%). 30 % considèrent au contraire que la situation financière de l'entreprise s'est dégradée, ce qui entraîne des répercussions négatives sur l'embauche.

Même si les données diffèrent d'un sondage à l'autre, les deux derniers baromètres TPE de l'IFOP et Fiducial confirment le regain d'optimisme des artisans (37 % en avril 2009, soit une hausse de 7 points par rapport au 1er trimestre, 35 % en juillet 2009). Pour l'IFOP, si la situation a été pénible début 2009, l'indicateur de prévision financière pour les 3 prochains mois se stabilise à -2. Les instituts de sondage se montrent néanmoins prudents : l'IFOP notamment se demande s'il s'agit là d'un réel regain d'optimisme ou d'un simple rééquilibrage. En effet, en juillet 2009, les perceptions de la crise sont relativement négatives, 40 % des dirigeants d'entreprises interrogés estimant que la sortie de crise n'aura pas lieu avant 2011. On observe par ailleurs que les TPE les plus fragiles émettent de sérieux doutes quant à l'amélioration de leur situation financière : 57 % des dirigeants craignent en effet d'avoir à déposé le bilan de leur entreprise, contre 39 % en avril.

Sur le même sujet :Lire la note de l'UPA : « La dégradation se confirme », dans Lettre de conjoncture (La), n° 10, mai 2009.
Plus tardivement et moins impacté par la crise que les autres secteurs d'activité, l'artisanat n'est pas pour autant épargné par les conséquences de la crise. 59 % des artisans déclarent leur activité affectée par la crise. Pour l'artisanat du bâtiment, les résultats du 1er trimestre 2009 sont négatifs (-5,5 % pour le marché du neuf, -3 % pour l'entretien-amélioration de logement). L'UPA note que le recul d'activité touche plus sévèrement les maçons (-5 %) que les autres métiers du bâtiment.

Télécharger l'étude "Le management des entreprises en difficulté financière", Cahiers de l'Académie, n° 15, mars 2009, 105 p., sur le site de l'ASTCF
Environ 50 000 sociétés disparaissent chaque année, le plus souvent en raison d'une mauvaise gestion d'une situation de crise. Ce cahier fournit aux dirigeants d'entreprise en difficulté financière des conseils et solutions techniques pour sauver leur entreprise : comment reconnaître la crise, les premières mesures à prendre, la préparation de la sortie de crise, les aspects sociaux de la gestion d'une crise financière, les responsabilités et sanctions du dirigeant.


Télécharger le rapport "Mesures prises par les régions afin de soutenir les entreprises dans la crise", avril 2009, 29 p., sur le site de l'ISM.

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Entreprendre

Facilités et risques du capitalisme familial dans la transmission de l’entreprise artisanale

Souvent incomplètes, les statistiques recensant les reprises d'entreprises ne suffisent pas à rendre compte de la réalité et du nombre d'entreprises susceptibles d'être transmises. Or les reprises concernent majoritairement des TPE, parmi lesquelles 80 % reposent essentiellement sur la personne du dirigeant. Devant la baisse constante du nombre de reprises d'entreprises (-13 % depuis 1997 selon l'Insee), les experts s'interrogent sur les conditions d'une transmission réussie. La transmission des entreprises artisanales familiales semble se faire plus simplement qu'une transmission exogène.
S.Gollac appuie cette thèse en démontrant que le patrimoine familial, allié aux autres formes de la transmission que sont les compétences professionnelles et les compétences managériales, aide les enfants d'indépendants à s'installer à leur compte. Selon l'Enquête Patrimoine 2003-2004 de l'Insee, 12,6 % des enfants d'artisans et de commerçants deviennent indépendants et exercent la même activité que leurs parents. Le simple fait que des parents indépendants soient prêts à soutenir financièrement leurs enfants permet notamment de lever la contrainte sur l'accès au crédit en vue de leur installation. S.Gollac note cependant que les enfants ne sont pas tous égaux face à la transmission de l'entreprise, selon qu'ils ont ou non reçu le capital économique nécessaire de leurs parents, sous forme de donations ou de transferts en patrimoine productif.

Part des reprises familiales (dans le total des créations par reprise)

- Artisanat alimentaire : 8 % des reprises ;
- BTP : 39 % des reprises ;
- Coiffure : 2 % des reprises ;

Source : Etudes sur les nouveaux entrepreneurs de l'artisanat, ISM.

D'autres auteurs au contraire minimisent le rôle positif du capitalisme familial dans la transmission de l'entreprise artisanale ou tout du moins mettent en garde contre les dérives possibles de ce genre de transmission. Si S.Chhun (Le Nouvel Economiste) reconnaît que les entreprises familiales retrouvent les bonnes grâces des investisseurs en période de crise, il rappelle cependant les risques qu'une gestion « en bon père de famille » vire à la « gestion pépère » d'un chef d'entreprise devenu « tyran domestique ». Une gestion autocratique étant susceptible d'attiser les conflits au sein de l'entreprise et n'apportant aucune garantie que le dirigeant soit un bon dirigeant, les performances des meilleures entreprises familiales peuvent être revues à la baisse, voire disparaître en cas de transmission. Ceci expliquerait que seule une entreprise sur trois atteigne la troisième génération. F.Lazorthes (Horizons stratégiques) va dans le même sens pour souligner le risque que le capitalisme familial ne devienne un capitalisme d'héritiers venant entraver le renouvellement des élites managériales. Les avantages du capital social peuvent également se transformer en contraintes. Le fait de confier systématiquement le management à un parent peut ainsi décourager d'autres agents économiques entreprenants et priver l'économie de nouveaux talents.

Télécharger l'étude de Sibylle Gollac "Travail indépendant et transmissions patrimoniales : le poids des inégalités au sein des fratries", juin 2009, 22 p., sur le site de l'Insee.

Lire l'article d'André Letowski : "La reprise d'entreprise : mythes et réalités", Revue Inter Régions, mai 2009, n° 284, 12 p.


Lire l'article de Sovanny Chhun : "Gestion de l'entreprise : en bon père de famille" et celui de Frédéric Lazorthes : "Capitalisme familial, capitalisme d'héritiers ?", Revue Problèmes économiques, mai 2009, 44 p.

Sur le même sujet :Télécharger l'étude de Christina Constantinidis et Sarah Santin "La reprise d'entreprise familiale par les filles d'entrepreneur : une lecture en termes de genre", janvier 2008, n° 200801/05, 29 p., sur le site de l'Ecole de gestion de l'Université de Liège.

Les chercheuses se penchent sur 11 études de cas de reprise d'entreprise par une fille d'entrepreneur. Prenant en compte des critères spécifiques comme la configuration familiale et le type de secteurs d'activité, elles rendent compte des différentes situations selon les phénomènes de séparation (construction sociale autour de la masculinité et de la féminité) et de la hiérarchisation (valorisation du masculin, dévalorisation du féminin). Les filles, souvent perçues comme des successeurs invisibles ou par défaut, plutôt que naturelles, doivent construire leur légitimité comme entrepreneurs. Cette étude s'appuie aussi sur les motivations de la reprise, choix, opportunité ou nécessité.

Autres nouveautés :Lire l'étude de Thierno Bah : "La transition cédant-repreneur : une approche par la théorie du deuil" dans la Revue française de gestion, mai 2009, n° 194, 26p.

L'étude de la période de transition (durant laquelle le cédant accompagne le repreneur d'une entreprise) s'appuie sur la théorie du deuil comme cadre d'analyse. A partir de 36 récits de vie de cédants, repreneurs, salariés, intervenants professionnels et institutionnels, elle montre que la réussite de la transmission dépend de l'attitude psychologique du deuil du cédant. Un certain nombre de facteurs peuvent contribuer à l'échec de l'opération : la non clarification des conditions de transition, des divergences de vision, une attitude de méfiance, l'absence de communication entre le cédant et le repreneur. Bibliographie.


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Management de l'entreprise

Artisanat et salariat : le paradoxe de l’artisan

L'identité de l'artisan repose sur la valeur fondamentale que représente l'autonomie dans son travail. Cette valeur est commune à l'ensemble des artisans, quelle que soit l'hétérogénéité des métiers et des parcours professionnels. Comment alors intégrer le paradoxe de l'artisan employeur ou de l'artisan salarié ? Cette relation entre indépendance et entrepreneuriat est facilement surmontable si l'on considère le salariat comme une simple étape transitoire nécessaire à l'acquisition d'un savoir-faire. L'apprentissage et le compagnonnage sont incontournables pour acquérir et maîtriser le métier d'artisan, mais ils ne sont pas une finalité en soi. Par ailleurs, le statut du salarié artisan et la relation à l'employeur divergent de ceux que l'on rencontre habituellement dans les grandes entreprises. La relation de travail s'établit sur un partenariat, un échange : le maître-artisan témoigne de sa volonté de partager son savoir-faire ; il travaille aux côtés de ses artisans, créant une chaîne hiérarchique courte. Le salariat dans l'artisanat vise en général à ce que le salarié devienne son propre patron.

Si l'accès au statut d'artisan, entrepreneur ou salarié, s'ouvre davantage aujourd'hui à de nouveaux profils, cadres d'entreprises par exemple, le statut d'exploitation, qui tend également à se modifier, met en péril l'indépendance de l'entreprise. Le développement des enseignes, des franchises et autres formes d'entreprises, la création du statut d'auto-entrepreneur perturbent ce que Florence Cognie et François Aballéa nomment « l'idéal d'installation ».

Autres nouveautés :Télécharger le dossier technique « Le conjoint d'artisan : droits et statuts », octobre 2008, 38 p., sur le site de la CMA Alsace.

La loi n° 2005-882 du 2 août 2005 et le décret n° 2006-966 du 1er août 2006 obligent désormais les conjoints d'artisans à opter pour un statut. Le dossier technique du service juridique de la Chambre de métiers d'Alsace décrit les différents statuts existants : conjoint collaborateur, conjoint salarié, conjoint associé.

 

Lire l'article de Michel Marchesnay "Trente ans d'entrepreneuriat et PME en France : Naissance, connaissance, reconnaissance", Revue internationale PME, janvier 2009, vol. 21, n° 2.

Selon M.Marchesnay, la recherche sur la très petite entreprise, voire la micro-entreprise, prend son envol au cours des années 2000. L'universitaire évoque une « société et une économie en voie de TPisation , qui suit l'essor des services aux entreprises et aux particuliers.

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Innovation et compétitivité

Les spécificités de l'innovation artisanale par rapport à la conception

A partir d'entretiens menés auprès de chefs d'entreprise des Pays de la Loire, les universitaires du Club régional ont pu alimenter les travaux en cours sur le thème de la conception et de l'innovation au cœur de l'entreprise artisanale. Les conclusions de ces travaux qui abordent la question des rapports entre innovation et conception ont été par ailleurs reprises dans le cahier de synthèse national du Réseau Artisanat-Université® en 2007.
Partant du constat que l'innovation artisanale ne peut s'appréhender à partir de grilles typologiques classiques selon la nature (innovation produit/procédé/organisationnelle) ou le degré d'innovation (incrémentale/rupture), les universitaires ont entrepris de caractériser l'innovation par rapport à la conception, souvent indissociables dans le travail de l'artisan. L'innovation artisanale est ainsi moins source de techniques pures ou produits qu'une manière singulière de combiner des ressources internes ou externes à l'organisation. Etablissant une typologie présentant différentes combinaisons possibles du couple innovation-conception et s'appuyant sur des exemples précis, les universitaires définissent quatre types d'innovation. L'innovation « routinière » (conception faible, innovation faible) s'appuie uniquement sur les connaissances existantes. L'innovation « poussée, importée » (conception faible, innovation forte) suppose une adaptation à l'évolution des techniques. L'innovation liée à une activité sur mesure (conception forte, innovation faible) développe une écoute attentive des besoins d'un client réclamant un produit unique et original. Enfin, seule la conception innovante (conception forte, innovation forte) représenterait une réelle rupture permettant à l'entreprise de développer un fort avantage concurrentiel. Les universitaires voient dans l'adaptation des produits et prestations aux souhaits du client la singularité même de l'innovation artisanale : le chef d'entreprise noue une relation particulière avec son client et n'hésite pas à le faire participer au travail de conception (co-conception).
L'artisan concepteur innovateur, homme de métier et manager, loin de la figure de l'artisan isolé et centré sur les aspects strictement techniques de son métier, est un « artisan [qui sort] de l'atelier », ce qui pose également la question d'une dissociation des fonctions de production et des fonctions managériales.

Lire l'article de Jean-Pierre Brechet, Hélène Journe-Michel et Nathalie Schieb-Bienfait : "Figures de la conception et de l'innovation dans l'artisanat", Revue internationale PME, février 2009, n° 21, 31 p.

Commander le cahier de synthèse de l'Institut Supérieur des Métiers "L'innovation combinatoire au coeur de l'artisanat", Cahier de synthèse national du Réseau Artisanat-Université®, avril 2007, 23 p., sur le site de l'ISM.
Sur le même sujet :Télécharger le rapport de Delphine Manceau et Pascal Morand : "Pour une nouvelle vision de l'innovation", 2009, 98 pages, sur le site de la Documentation française.

Dans les quelques pages qu'il consacre à l'artisanat, ce rapport prend acte du fait qu'est souvent négligée la part d'innovation dans l'artisanat, associé de manière trop étroite aux traditions. Il est important de prendre en compte la tension entre design et innovation dans la constitution d'un label autour d'une région française spécifique (L'Occitane est une sorte de Made in Provence). Les relations entre design, innovation et artisanat sont très porteuses et peuvent donner lieu à une production locale. Le design est une composante de l'innovation, parfois majeure, parfois mineure. C'est sur l'innovation que doit porter un label, mais dans une conception globale et dépoussiérée.
Autres nouveautés :Télécharger l'étude "Le soutien des collectivités territoriales à l'innovation des PME", juillet 2009, 14 p., sur le site de l'ISM.

Internet : le haut débit répandu, mais des services en ligne encore peu utilisés

Selon des études récentes de l'Insee, 95 % des entreprises de 10 à 19 salariés ont un ordinateur, 87 % ont le haut débit depuis janvier 2008 (7 points de plus qu'en janvier 2006). Pourtant, si les entreprises, petites et grandes, ont en général un bon accès à Internet et au haut débit, elles n'exploitent pas encore toutes les possibilités que leur offre le web. Selon les statistiques dont dispose l'Insee sur les sites web des entreprises, seules 54 % des entreprises françaises d'au moins dix salariés (parmi lesquelles on dénombre 44 % des entreprises de 10 à 19 salariés) ont un site web en janvier 2008, ce qui situe la France en dessous de la moyenne européenne. Ces sites, notamment ceux des petites entreprises, sont peu orientés vers la commercialisation.
Beaucoup d'entreprises d'au moins 10 salariés (69 %), notamment parmi les entreprises de construction, proposent des catalogues ou une liste de prix. Les petites entreprises sont d'ailleurs, exception faite dans le secteur du commerce, beaucoup plus nombreuses que les grandes à suivre cette pratique. Mais, même en rendant accessible sur Internet un catalogue ou une liste de prix, les entreprises n'offrent que rarement la possibilité de commander ou de payer en ligne. Enfin, l'Insee note qu'une partie des plus petites entreprises abandonnent leur site web. Elles étaient 53 % à déclarer avoir un site web en janvier 2006, elles ne sont plus que 44 % en janvier 2008.
Si la dématérialisation des services, qu'il s'agisse d'e-administration ou de télétravail, représente une nouvelle organisation du travail, un gain de temps et des charges moins élevées pour les entreprises, peu nombreuses sont les entreprises de petite taille à y avoir recours. Seules 15 % des entreprises de 10 à 19 salariés utilisent cette forme de travail, contre 65 % des entreprises d'au moins 250 salariés. Seule exception : ce sont les petites entreprises qui tirent vers le haut le renseignement des formulaires administratifs par Internet, 57 % des entreprises de 10 à 19 salariés y ayant recours.

Chiffres de référence dans l'artisanat

81 % des 600 entreprises artisanales interrogées disposaient d'un ordinateur en 2007 ; 68 % avaient une connexion Internet ; 51 % utilisaient des logiciels informatiques de comptabilité.

Parmi les 25 % des 600 entreprises interrogées qui possédaient un site Internet en 2007, seules 7 % proposaient un catalogue de produits en ligne et 4 % réalisaient des ventes ou services en ligne.

ISM : Etude auprès de 600 entreprises, 2008
Le CTAI, pôle d'innovation de l'artisanat spécialisé dans les technologies de l'information, qui a mené sa propre enquête entre mars et mai 2009 et obtenu plus de 280 réponses de chefs d'entreprises artisanales, relève globalement les mêmes avancées et les mêmes difficultés que celles repérées par l'Insee. Si, d'un point de vue quantitatif, plus de 98 % des répondants ont affirmé être équipés en matériel informatique, le pôle soulève la question du retard des démarches de dématérialisation et note encore un décalage dans la perception qu'ont les petites entreprises du web. Si aucune des entreprises ne semble mettre en doute l'utilité d'Internet, peu comprennent encore les avantages que représente Internet pour la commercialisation de leurs produits et services. Parmi les recommandations du CTAI, l'effort de formation et de sensibilisation des entreprises aux techniques et usages d'Internet reste prégnant. Le pôle suggère également d'étudier comment généraliser l'emploi des technologies mobiles, comme la 3G, par les artisans dont le métier nécessite des déplacements fréquents.

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Emploi et formation

Forces et faiblesses du recrutement dans l’artisanat : focus sur le secteur du bâtiment

Tous secteurs d'activités confondus, les intentions d'embauche chutent de 24 % en 2009. Les TPE de moins de 10 salariés semblent plus fidèles à leurs projets de recrutement que les grandes et moyennes entreprises. Entre 2008 et 2009, le nombre de ces projets a ainsi diminué de 9 % dans les entreprises de 5 à 9 salariés, soit moins nettement que dans les entreprises de taille plus importante (-17 % pour les entreprises de plus de 200 salariés).

 La moitié des entreprises sans salarié du BTP (soit plus de 20 % du nombre total d’entreprises du BTP) préfèrent travailler en solo. Parmi les autres freins au recrutement : le coût de l’emploi, et dans une moindre mesure, les difficultés à « trouver la bonne personne ».

ISM : Création et reprise d’entreprise dans l’artisanat du BTP : évolution des profils d’entreprises et des besoins d’accompagnement, Rapport d’étude, juin 2007
Toutefois, ces projets sont pour un tiers d'entre eux centrés sur les emplois saisonniers. Le recours à ce type d'emplois ponctuels reste en effet sensiblement plus répandu dans les petites unités. Concernant les embauches effectives, si, parmi les métiers de l'artisanat, les recruteurs n'ont aucun mal à trouver des compétences lorsqu'il s'agit d'embaucher des professionnels des spectacles, des photographes, des stylistes ou des décorateurs (10 823 effectifs à recruter, 15,7 % de cas difficiles à recruter), ce n'est pas le cas dans le secteur du bâtiment.

Selon le Credoc et le Pôle Emploi, les maçons qualifiés figurent en première place des métiers où le recrutement se fait le plus difficilement : l'activité du secteur nécessiterait l'embauche de près de 12 370 effectifs. Or, les employeurs rencontreraient régulièrement 69 % de cas difficiles à recruter. La CAPEB avançait en janvier 2009 des chiffres légèrement différents qui plaçaient la menuiserie-serrurerie devant la maçonnerie, même si les maçons constituent effectivement la plus forte proportion d'artisans dans le secteur (31 %) : 7 % des entreprises en menuiserie-serrurerie auraient en vain cherché à recruter au cours du second trimestre 2008, contre 6 % pour la maçonnerie, 6 % pour l'électricité, 6 % pour la couverture-plomberie-chauffage et 5 % pour l'aménagement-décoration-plâtrerie. Ces données rejoignent celles communiquées par l'institut de sondage Ipsos dans son enquête d'avril 2009 : 26 % des TPE de 1 à 9 salariés interrogées, actives dans le secteur du BTP, déclaraient avoir des « difficultés pour recruter du personnel qualifié et opérationnel ».

Sur le même sujet :Télécharger l'étude "Les femmes dans l'artisanat du bâtiment", janvier 2009, 4 p., sur le site de la CAPEB.

A partir de données de 2007, la CAPEB évalue le poids des femmes dans l'artisanat du bâtiment (11 % des salariés dans les entreprises artisanales, 9 % dans les entreprises de plus de 20 salariés). Le syndicat constate que cet effectif a augmenté de 39 % entre 1992 et 2007. D'autres données sont communiquées : répartition de l'effectif salarié par métier, pyramide des âges par métier, répartition des conjoints collaborateurs par secteur et taille d'entreprise, répartition des créations et reprises d'entreprises par sexe et secteurs d'activité, situation des entreprises par avant la création-reprise (par sexe), effectifs des femmes apprenties depuis 1996.

Autres nouveautés :Télécharger l'étude d'Arnaud Degorre, Daniel Martinelli et Corinne Prost : "Accès à l'emploi et carrière : le rôle de la formation initiale reste déterminant", juin 2009, 16 p., sur le site de l'Insee.

Lire le dossier « De l'école à l'emploi : l'insertion des jeunes », Alternatives Economiques, n°277, février 2009.
Ce dossier général sur l'accès des jeunes à l'emploi montre une forte présence de ces derniers dans les métiers peu qualifiés du bâtiment, de l'hôtellerie-restauration, de la coiffure et de l'esthétique. Des statistiques sont également données sur la part des jeunes débutant (dans l'emploi total et dans les embauches) dans de très nombreux secteurs, dont ceux des métiers d'artisanat d'art et ceux de la boucherie, charcuterie, boulangerie.

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Dynamiques de réseaux

Les universitaires du Club Nord-Pas de Calais explorent le champ du réseau artisanal

Lors d'une table ronde sur le thème de l'Artisanat et du Réseau le 13 janvier 2009, des universitaires du Réseau Artisanat-Université® ont étudié les différents réseaux et lieux d'échanges capables de soutenir l'activité artisanale et le développement de l'entreprise. Le réseau peut être un modèle de développement économique localisé, favorisant l'essor d'un secteur d'activité comme l'orfèvrerie à Vicente, en Italie (F. Manche). Il permet surtout aux artisans de faire face à la concurrence en renforçant les échanges interentreprises (C.Puthod, C.Picard), notamment les échanges de bonnes pratiques en matière de management et de formation (P.Audebert) ou en intervenant dans le processus de reconfiguration des ressources de l'entreprise (E.Djuatio). Si les artisans ont toujours été nombreux à s'appuyer sur des réseaux formels ou informels, que ce soit ceux des corporations ou du compagnonnage, l'appartenance d'un artisan à un club ou à un réseau n'est plus aussi évidente. Elle implique le renoncement à l'indépendance qui caractérise aujourd'hui l'entreprise artisanale. Est-ce le hasard ou la nécessité qui motive l'intégration d'un artisan à un groupe (C.Fourcade, M.Polge) ? Les réseaux sont-ils choisis ou imposés (R.Paturel) ?

Organisée par l'Institut Supérieur des Métiers dans les locaux de l'Université du Littoral Côte d'Opale, cette journée d'étude a permis de répondre à certaines des questions qui ont été soulevées.

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Développement territorial

Les zones franches urbaines propices au développement des entreprises artisanales

Il existe une très grande majorité de petites entreprises dans les zones franches urbaines, où les établissements emploient généralement moins de salariés que dans les zones urbaines classiques. En ce qui concerne les entreprises artisanales, elles n'emploient pas toutes des salariés, exception faite dans certains secteurs comme ceux des services aux entreprises et de la construction. Le groupe de travail dédié à l'artisanat retient du rapport du CESE un bilan globalement positif pour le développement des entreprises en zone franche urbaine. Selon le groupe, le rapport démontre bien que les entreprises, loin de s'affaiblir en zone franche urbaine, perdurent et se développent au-delà même du bénéfice des subventions publiques accordées aux établissements situés en ZFU. Seul bémol : il convient de prendre garde à une possible dégradation de l'environnement, préjudiciable aux activités commerciales. Le groupe de l'artisanat préconise ainsi de prendre mieux en considération les réalités urbaines afin de proposer des structures d'accueil adaptées aux entreprises. Selon lui, le zonage, « trop confus », doit être simplifié et l'information des entreprises concernant les outils ou réseaux d'accompagnement auxquels elles peuvent faire appel renforcée. Le groupe insiste également sur l'importance de la formation continue.

Télécharger le rapport de Fatiha Benatsou "Les entreprises dans les zones franches urbaines", Conseil économique, social et environnemental, mars 2009, 94 p., sur le site de la Documentation française.

Un artisanat fragile dans les zones urbaines sensibles ?

Les 157 zones urbaines sensibles (ZUS) d'Ile-de-France concentrent 12 % de la population régionale sur leur territoire, mais seulement 7 % de l'ensemble des entreprises artisanales franciliennes, soit environ 12 200 entreprises. Le profil des entreprises présentes en zones urbaines sensibles suit sensiblement la structuration de l'artisanat en Ile-de-France. Cependant, des différences de poids apparaissent entre les secteurs. Face à la forte prédominance des entreprises du BTP (48 % des entreprises artisanales présentes dans les ZUS) et la résistance des entreprises des filières alimentaires, l'offre de proximité non-alimentaire est faible et les entreprises ayant un métier à forte technicité sont peu représentées dans ces territoires.
Par ailleurs, des interrogations surgissent devant le fort taux de renouvellement du tissu d'entreprises. Plus de 60 % des entreprises sont installées depuis moins de 5 ans en ZUS, contre 84 % en zones franches urbaines (ZFU). Est-ce le signe d'une dynamique de création ou d'une fragilité des entreprises en zones urbaines sensibles ? Qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre hypothèse, le coût et le manque de locaux d'une part et la faible mise en réseau des entreprises d'autre part fragilisent les entreprises et rendent nécessaire un meilleur accompagnement des artisans.

Télécharger l'étude "L'artisanat dans les territoires prioritaires d'Ile-de-France", septembre 2009, 59 p., sur le site de la Chambre régionale de métiers et d'artisanat d'Ile-de-France.
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Secteurs d'activité

Métiers d'art : renforcer l'accompagnement des entreprises en Franche-Comté

Réalisé en 2008 par le groupement Métiers d'art en Franche-Comté (MAFC), avec le soutien du Conseil régional, le dernier état des lieux sur les métiers d'art dans la région a permis de dresser un bilan des entreprises du secteur en termes notamment de formation, d'activité, de savoir-faire et de production. 112 questionnaires ont été exploités. Pour 82 % des chefs d'entreprises artisanales, majoritairement d'âge mûr et plutôt expérimentés, l'activité métier d'art est la seule activité qu'ils exercent. Si 48 % d'entre eux ont une formation initiale égale ou supérieure au niveau bac, 52 % n'ont aucun diplôme dans le métier exercé. Seuls 21 % sont titulaires d'un CAP et 10 % sont diplômés des beaux-arts. Sur l'ensemble des dirigeants ayant répondu, seuls 5 sont d'anciens compagnons du devoir. En revanche, la demande en formation continue reste forte et nombreux sont les dirigeants d'entreprises à y avoir déjà eu recours. Selon les données de l'étude, 55 % ont déjà suivi un stage de formation post-création, notamment en technique et informatique. 73 % souhaitent se former dans les cinq ans à venir. Confirmant les différentes études réalisées par l'Institut Supérieur des métiers sur le profil des nouveaux entrepreneurs, on note que pour 40 % des dirigeants, l'activité métier d'art relève d'une reconversion professionnelle. Six des entreprises voient leur savoir-faire reconnu par le label Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV), tandis que dix dirigeants ont reçu le titre d'artisan d'art. En revanche, seules 5 entreprises ont entendu parler des pôles d'innovation dans l'artisanat d'art.
Au regard des ressources humaines, la moitié des chefs d'entreprises travaillent seuls ; un tiers exercent leur activité avec le soutien de leurs conjoints. Devant les besoins exprimés par les chefs d'entreprises au cours de l'enquête, la question de l'accompagnement revient à intervalles réguliers : accompagnement pour la formation continue, accompagnement pour l'approvisionnement, les groupements d'achats et la constitution d'une base de données fournisseurs, enfin accompagnement pour la formation d'apprentis et pour la mise aux normes des équipements et le respect des réglementations environnementales. En tout, 60 entreprises expriment un besoin d'accompagnement.

Les entreprises sont notamment à la recherche de conseil en communication et souhaitent aussi trouver un appui à la recherche de clients, au développement export et à la gestion de la relation client. L'enquête réalisée par l'Institut Supérieur des métiers auprès des entreprises labellisées EPV rend compte de demandes identiques de la part des artisans interrogés.

Consulter l'étude "Un état des lieux des entreprises Métiers d'Art", réalisée par le groupement Métiers d'Art en Franche-Comté (MAFC), Nvconsult et Eyquem Conseil, 2008, 56 p., sur le site de MAFC.
 
Ét@pe est une publication de l'Institut Supérieur des Métiers, enregistrée sous le numéro ISSN 2105-0473
Directeur de publication Alexis Govciyan / Rédactrice en chef Catherine Elie / Chargée de rédaction Sophie Botha