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Les activités de l'ISM
Placé sous la Tutelle de la Direction des Entreprises commerciales, Artisanales et de services (Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie), l’Institut Supérieur des Métiers constitue un instrument privilégié d’action concertée et de développement économique entre les acteurs institutionnels et syndicaux de l’artisanat et les pouvoirs publics.
Les orientations de l’Institut sont déclinées en termes de missions d'observation, de diffusion et de formation pour anticiper en liaison notamment avec le monde universitaire, l’évolution de l’artisanat et des petites entreprises, leur permettre de disposer d’un meilleur positionnement et pour capitaliser les expériences et les innovations conduites par les entreprises et leurs réseaux consulaires et professionnels. Dans ce cadre, les principales actions actuellement réalisées par l’ISM sont les suivantes :
1. Actions relatives à la mission d'observation
L’observatoire des aides aux petites entreprises, accessible sur le site de l’ISM a pour objectif de rendre disponible et de cartographier l’ensemble des dispositifs existants tant au niveau européen et national qu’à celui, surtout, régional, départemental et local (pays, …). Cet observatoire concerne les PME et les partenaires de l’Institut sont la DEcas, la DIGITIP, la DGCL, la DATAR, l’APCM, l’ACFCI, l’APCE et l’UPA.
Pour accompagner les stratégies de développement des organisations de l’artisanat, des travaux prospectifs sont organisés avec des équipes universitaires et des dirigeants d’entreprises performantes. Cela se réalise, dans le cadre de Clubs des dirigeants, tant au niveau national que régional.
Une étude engagée sur la "dynamique du changement" dans les Chambres de métiers, s’inscrit dans une perspective d’évolution et de changement du management interne et d’organisation des organismes consulaires. Ce genre de mission est confiée à l’ISM dans la mesure où sa neutralité et son objectivité permettent de mieux mettre en exergue et d’appréhender les problématiques posées aux organisations consulaires.
La gestion des ressources humaines dans l’entreprise artisanale est également un thème étudié et analysé par l’Institut. Les travaux menés à cet effet permettent de mettre en place dès 2004 des outils et méthodes d’accompagnement tant pour les agents et élus des organismes de l’artisanat que pour les chefs d’entreprises eux-mêmes.
Enfin, l’ISM conduit une étude sur l’offre de formation des Chambres de métier. La position d’interface de l’Institut entre l’Etat, les organisations professionnelles et les chambres de métiers lui permet d’être choisi pour mener à bien les actions.
2. Actions relatives à la mission de diffusion
Le Site Internet est réalisé avec le soutien de la DEcas et du Ministère chargé de l’industrie (DIGITIP). Les Organisations professionnelles, les Chambres de Métiers, les CCI, les partenaires publics et privés ainsi que les chefs d’entreprises et leurs collaborateurs peuvent y trouver toutes sortes d’informations et de documentation économique et technologique qui les concernent. Un Centre d’Expérimentation et de Transfert de Technologies de l’Information et de la Communication (CETTIC), totalement multimédia, est ouvert par l’ISM à ses partenaires ainsi qu’aux entreprises afin qu’ils puissent désormais travailler en utilisant de plus en plus les NTIC.
Pour la diffusion des résultats des études et des informations économiques et technologiques, un important fonds documentaire et une banque de données bibliographiques riche de plus de 22.000 documents référencés (ouvrages, périodiques, articles) sont développés. Le centre de documentation, fréquenté par les élus, les agents économiques, les administrations, les journalistes, les étudiants et les chercheurs, reçoit de nombreuses demandes d'informations, de prêt de documents et d'assistance pour le montage de dossiers techniques ou économiques. La banque de données est disponible sur le site Internet de l’Institut et des connexions sont mises en place avec les sites du Ministère et de la DEcas ainsi qu’avec des Chambres de métiers, des organisations professionnelles et différents partenaires.
Depuis septembre 2003, dans le cadre d’un protocole d’accord, le Centre de documentation de l’APCM est transféré à l’ISM qui dispose par conséquent du seul Centre au niveau national, dédié à l’artisanat et aux petites entreprises.
La mise en place, la coordination et l’animation de réseaux constituent des axes importants d’action de l’ISM. Le réseau universités-entreprises mis en place dans le cadre de la prospective liée à l’approche marché fonctionne d’ores et déjà.
L’animation du Réseau de Diffusion des innovations dans l’Artisanat et des 19 pôles d'innovation, véritables centres d’appui technique aux entreprises est assurée par l’ISM.
Enfin l’évaluation des actions des pôles d’innovation de l’Artisanat, engagée à la demande de la Tutelle a permis de fixer les nouvelles orientations de l’Etat en matière de développement technologique et de les présenter lors d’une réunion nationale.
3. Actions relatives à la mission de formation
3.1. La Formation des agents de développement économique.
La formation dispensée par l'ISM s’adresse aux acteurs de l’animation et du développement économique, c’est-à-dire les Secrétaires généraux, les directeurs de service économique, les conseillers et agents employés par les organismes consulaires et professionnels.
En 2003, la possibilité d’inscrire la formation dans le cadre d’un diplôme de 3ème cycle et d’étudier plus globalement sa validation universitaire en liaison avec la validation des acquis de l’expérience a constitué un des axes de travail de l’ISM.
Par ailleurs, l’ISM a accueilli plusieurs milliers d’agents de développement économique de Chambres de métiers pour leur perfectionnement : le management de l’entreprise (emploi, finances, stratégie, marketing…). La diffusion de ces actions est désormais organisée dans le cadre d'un partenariat avec le Centre de Promotion de l'APCM ce qui permet à l’ISM de réaliser des économies budgétaires tout en lui reconnaissant son expertise d’ingénierie pédagogique.
3.2. La Formation et le perfectionnement des élus professionnels.
Les organisations professionnelles attachent une importance majeure à cette formation, gage de l’efficacité des élus. En effet, par la nature de son métier, l’artisan est peu préparé au mandat d’élu professionnel et aux responsabilités qu’il comporte.
C’est pourquoi l’Institut vient de réaliser un nouveau guide méthodologique et pédagogique, à destination des élus de l’artisanat. Ainsi, dès 2004, celui-ci sera à la disposition de toutes les organisations professionnelles et des Ecoles des cadres seront mises en place pour assurer la formation et le perfectionnement de ces élus dans de bonnes conditions.
Enfin, un volet formation a trait au développement local: environnement politique et organisation territoriale, acteurs et stratégies d’action... Dans ce cadre, une rencontre nationale, organisée par l’ISM au Palais du Luxembourg, a eu pour objectif de faciliter la compréhension du contexte institutionnel en forte mutation. Un mémento des élus a été publié depuis et diffusé sur Internet. Il en est de même des nombreux supports et outils multimédia réalisés à cet effet.
3.3. Actions de formation relatives à l’Union Européenne et à l’international
En 2003, l’Institut a été retenu avec plusieurs organismes européens pour la réalisation du projet de la Commission Européenne appelée TT Net for e-learning (mise en place de réseaux de formation à distance).
Au niveau des pays du Maghreb, l’ISM a conçu, à la demande de sa Tutelle, la formation des cadres hauts fonctionnaires du Ministère de l’Artisanat Marocain. Par ailleurs, une mission d’expertise et d’accompagnement pour la création d’un Centre de Documentation de l’Artisanat au Maroc est menée actuellement.
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L’ISM poursuit ses missions dans le cadre des orientations qui lui ont été précisées par une nouvelle convention pour 2004 avec la DEcas, actuellement en cours de rédaction. Compte tenu des restrictions budgétaires, des efforts sont demandés à l’ISM tout en lui donnant la possibilité d’intégrer de nouvelles ressources financières notamment par le financement des formations d’élus.
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