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PRODUCTION ET DIFFUSION DES CONNAISSANCES

PROMOTION DES RESEAUX D’ACCOMPAGNEMENT

PILOTAGE DE DISPOSITIFS D’APPUI POUR L’ARTISANAT

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Parution Août 1999 - 170 pages - (23 €)

Méthodologie d'intégration

3.1 - De la conception à la fabrication

Les coûts de la conformité réglementaire en CEM varient suivant le type de produit et l’importance du marché visé : lorsque le fabricant a pris en compte la CEM suivant une bonne méthode, ils peuvent aller de 1% à 10% du coût final.
Dans ce coût total de la CEM, il faut distinguer :

- les frais fixes liés à la CEM : le coût de l'étude (conception, essais d'investigation et de préqualification…), les frais liés à l'évaluation de la conformité (dossiers techniques, réalisation des mesures de qualification…),
- l'impact de la prise en compte de la CEM sur le prix du produit, hors amortissement : il s'agit en fait de la somme des prix des composants dédiés à la CEM assemblés pour réaliser le produit.

Lorsque la prise en compte de la réglementation CEM est traitée tardivement, au fur et à mesure des problèmes rencontrés, les modifications sont alors apportées sur le produit finalisé. A ce stade, l'adjonction de filtres et de blindages est une solution coûteuse impliquant la reprise de la réalisation et surtout de l’industrialisation avec des conséquences sur les approvisionnements, etc.
La figure ci-contre montre l’évolution générale du coût et du nombre de solutions CEM à la disposition du fabricant, en fonction du moment où celui-ci prend en compte la CEM sur son produit.


Figure 22 : Coût et nombre de solutions en fonction de la phase
de prise en compte de la CEM

Les performances CEM se maîtrisent le mieux à la conception.
Rendre des éléments compatibles entre eux nécessite de coordonner de nombreuses fonctions : conception, routage, mécanique, fabrication, intégration… La CEM doit donc être planifiée tout au long du cycle de développement du produit, voire – après industrialisation de ce dernier – être prise en compte lors de l’installation et de la maintenance. C'est pourquoi la notice d'utilisation qui accompagne l'appareil doit notamment contenir les instructions qui ont des incidences sur la CEM pour l'installation, l'utilisation et la maintenance de l'équipement. Elle doit aussi préciser les types et les longueurs autorisées de câbles ainsi que les précautions à prendre lors de la connexion des appareils.

Il est très souhaitable de penser CEM dès la conception du produit. Mais il faut aussi garder la CEM en tête au cours de la fabrication des produits pour éviter que des défauts de conformité puissent se produire : c’est chaque exemplaire du produit qui porte le Marquage CE.
Un système d’assurance qualité facilite la mise en place d’un contrôle CEM en production. Ce dernier, pour être efficace doit impliquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise : par exemple, l’acheteur de composants doit acquérir la "fibre réglementaire" et en production, le câbleur doit prêter attention aux couplages entre câbles et entre châssis et câbles…

Attention à ne pas privilégier une Directive au détriment d’une autre !

Le Marquage CE d'un produit signifie sa conformité à toutes les Directives qui le concernent. Si le produit subit une modification ayant pour but de le rendre conforme à une Directive, il peut ne plus être conforme à une autre pour laquelle il a été évalué conforme précédemment.
Ainsi, il peut y avoir des différends entre CEM et Basse Tension. Par exemple, l’adjonction d’un filtre, nécessaire pour assurer une immunité électromagnétique suffisante selon la directive CEM, peut faire perdre la conformité à la Directive Basse Tension (autres exemples : modification de l'implantation des pistes d'un circuit, remplacement d'un composant par un autre, modification de la dimension des ouvertures d'un boîtier, …).
La Directive CEM et la Directive Basse Tension doivent être appliquées de façon coordonnée et cohérente.

D’autres appareils doivent en plus de la Directive CEM, obéir à des Directives spécifiques (médical, pesage, télécoms…).
Dans le cas de chevauchement des exigences de CEM de différentes directives, la règle veut que les exigences spécifiques soient "prioritaires", pour les parties spécifiques du produit, sur les exigences générales. Ainsi, la Directive Dispositifs Médicaux, d’application obligatoire depuis le 14 juin 1998, est "prioritaire" sur la Directive CEM en ce qui concerne les exigences essentielles de CEM.
Dans les paragraphes suivants de ce chapitre, sera développée la méthodologie pour aborder les questions de CEM non seulement sur un nouveau produit à concevoir mais aussi sur un appareil déjà industrialisé.

 


 

Dernière mise à jour : 20.03.2003


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